Fatum

Face à l'impasse,

Assieds toi un peu,

Embrasse l'air,

C'est encore mieux,

Apprendre à se détendre,

Même dans l'adversité,

Savoir gérer,

Son atmosphère.


Dans cette même impasse,

Ce bras délicat m'enlace,

Comme le corps d'un serpent,

Me menace,

De ses demi-vérités,

Des demi-mensonges,

Comme des compliments 

Qui vous glacent,

Des trous béants,

Dans l'épuisette à crevettes.

Un grand beau temps,

Dans ce pays,

Il y fait beau tout le temps,

Jamais,

Oh grand jamais,

Il ne pleut, 

Le soleil est étincelant,

Un véritable désert

De sentiments.

 

Par dieu, 

Je lui claque les dents,

Mon amour n'est qu'une ombre,

Un ramassis de cendre,

Une voilure insaisissable, 

Emportée par les vents.


Cet an, 

Où le mal s'est invité à ma fenêtre, 

Quelques croche-pieds, 

Crachats et truanderies.


Pas moins qu'avant, 

Juste une vague impression 

Comme la dague,

Que l'on essuie

De son propre sang, 

Au milieu des restes éparses,

D'un insecte volant.


Hydre d'une alliance hideuse,

J'ai perçu, 

Entraperçu, 

L'indélicatesse de cet assommoir, 

Et le creux de l'intelligence.


Assez! 

Que l'on me pardonne ma cruauté,

Je suis bête en mon âme, 

Mais je ne bêle pas comme une chèvre.

Mes années ont laissé assez de traces,

Pour convenir qu'il s'agit bien d'un loup,

Et j'ai faim.


Croyez vous, 

A un loup solitaire ?

Dans sa tanière, 

Au milieu de ses compères,

Se complaisent à concocter,

De subtils cocktails,

Fortement alcoolisés. 


Oui c'est vrai, 

L'adversité s'est dressée contre moi, 

Quelques pichenettes de cet embarrassant opportuniste,

Ce malotru,

Plein de malice,

M'a fait perdre du temps, 

Agitant mes nuits blanches,

 Du calice de mes déséquilibres.


Et que dire de la belle ? 


Abandonnée à son triste sort, 

Saura t elle se donner les moyens,

De ne plus être à la peine?

Ou groupie d'un jour,

Groupie pour toujours,

Ah que Johnny.


En cours d écriture


  Le 28 mai 2026

Parrhèsia

 Ils descendèrent du mont Parnasse

Comme de bons amis qui ne se lâchent plus

Dans un ruisseau continu 

De paroles, parfois longtemps contenues,

De rires de joie

Du plaisir d'être à nouveau réuni.

Le 7 mai 2026

Eos

Et il la jeta comme une pierre, 

En trois ricochés,

Au pied du grand Hêtre.


Il est juste,

Un imbécile en guerre.


Le 08/03/2026

Cunctator

Oh Valérien!

Appelle à toi,

Ces bonnes âmes perdus,

En manque de repère,

Se plume en galère,

Marqué par le fer,

Ruiné,

Ne sachant plus que faire.


Et aujourd'hui tu bascules,

Sans le sous, 

Sans surprise,

Accroché à ta demi lune,

Comme un paresseux,

Dans la canopée d'une forêt tropicale.


Dans son milieu,

Sans frontière,

Libre et irrévérencieux,

Il fulmine une indicible colère.


L'horizon trouble d'un puissant brasier,

Il nourrit la bête assoiffée de sang,

Ce monde est une chimère en putréfaction.

Mais rien ne l'arrête,

Ni les coups sur le corps,

Ni les blessures involontaires de ses partenaires,

Encore moins la tourmente des laissés pour compte,

Jalousie, mépris, la méchanceté se plaît dans ce monde absurde.

Mais, 

Il a appris,

A vaincre la haine,

A graver son nom dans la pierre,

A se tuer l'esprit,

Pour n'être qu'un.


Au loin,

Des étoilés me regardent avec leurs longues jumelles,

Raides,

Comme des piquets,

Ils ne s'agacent point,

Ne montrent aucun signe,

Sinon celui,

De m'épier.


Leurs bottes luisantes,

Cirés,

Ils sont aux aguets.


D'autres,

Sur les pontons des navires de guerre,

Observent,

Sans la moindre émotion.


Un destin qui vous rattrape,

Vous sollicite, 

La trappe icarienne,

Conspirationniste,

Pourpre,

Se drape, 

Confutatis

Soliste sans talent,

De mes Quatre saisons,

Vivement le printemps.


Un pouvoir vacant,

Mal élu, 

Alors,

Emparez vous de lui,

Sans retenue.


Pronunciamento! 


De ma lame fine et tranchante,

Dans les cris du souvenirs,

J'écris les débris 

De notre avenir.


Le 7 mars 2026











 



20 ans l'auteur, l'entrevue

 En cours d'ecriture


Petit entretien solo avec l'auteur, 

Il y a peu je me suis rendu compte que 20 ans plus tôt débutait l'aventure Hectemorienne...

Cette oeuvre m'a accompagnée pendant toutes ces années, travail sur l'écriture, sur l'émotion, sur soi. Quand le référencement était favorable quelques centaines de vues, aujourd'hui à peine une ou deux dizaines, ce n'est pas ma préoccupation mais ça évite les fantasmes ou autres réactions disproportionnées. 

En 2005, lors du premier texte "Pronunciamento" à Paris 11ième, à deux pas de la Place de la République dans une chambre de bonne, sous les toits, et au dessus d'un magasin de jouet Luluberlu. Quel souvenir!

Ce travail à fortement contribuer à me façonner sur le plan psychologique et philosophique. Parfois, dans les textes, on essaie de décrypter un ressenti et d'y mettre les mots justes. Des souvenirs de tristesse, de jubilation, d'amertume, d'angoisse profonde, j'ère dans cette oeuvre à la découverte de sens, de sensations. 

Bien que je m'inspire souvent du réel (ah ah je rigole), d'un environnement, d'une ambiance,  cela reste le monde de l'écriture. 

En ce moment j'aime bien l'expression de "passerelle émotionnelle". 

Les mots sont la langue et la langue française est riche en nuance, c'est une chance pour ce travail d'écriture. Est ce de la littérature ? Je m'en fous, comprendra qui voudra ou passera son chemin, ce n'est rien, et c'est tout à la fois. 

Bien sûr, je m'amuse comme n'importe qui, c'est un livre parmi d'autres, et que l'on aime ou pas ça n'y changera rien.

Amis lecteurs lectrices,

A la revoyure

Fin 2025




Arratèr



Ça houle,

Encore une,

De ces sales nuits.


Le fond s'effrite,

Un malaise lévite,

Bille traumatique,

La foudre,

Le cri,

Désespérance océanique.


Vent dantesque,

Destructions et sentiments agoniques.


Il pleut,

Comme un torrent de pluie acide.


Jason.


Imperturbable,

Impétueux et déterminé.

Le regard vif,

Lucide et courageux.

Au front,

De ce terrible vent de folie,

J'élance ma figure de proue, 

Comme une lame acérée

Le feu endiablée de ma chair,

Je suis de fer et d'acier.


Pour la gouverne,

Capitaine

H tag Mores,

Cigarillos au bec!


Certes, 

Mais des heures hypnotiques

Sous le chagrin des Hyades,

On eut raison de lui,

D'épuisement,

Il s'est fort bien 

Endormi.


Et durant son sommeil,

Le brouhaha vint à cesser.


Il ne reste,

Qu'un tout petit clapotis de vagues,

Et un lancinant cliquetis,

L'embrassade des poulies,

Du petit foc au grand mât.


Un calme pesant,

Un vent de silence,

Ca vous glace le sang.


Telle une morsure,

Il s'éveille en sursaut,

La mine haletante. 


Cette brise de frayeur,

L'arrache d'un rêve,

Sous son parka vert,

Trempé

Détrempé

Comme une serpillière

Jusqu'aux os.


A moi,

Je me meurs!

Balbutie t il.


Puis reprend ses esprits,

Et barre son navire,

Comme une coquillette

Dans une casserole à la mer.


Que dires?


Entretenir le doute,

N'est pas permis dans mon vocabulaire.


Le respect se perd

Par les temps qui courent,

Et ma vie l'est, 

De plus en plus,

Courte.


Il est des choix qui ne nous appartiennent pas,

Des failles profondes, complexes,

Comme un miroir, 

Où j'ai cru y dresser quelques ponts,

Un répit, de l'espoir,

Une parenthèse.


Ce monde est étrange,

Mais bien réel,

Oh combien nécessaire,

D'être rationnel.


Passons,

Petit moussaillon,

Je n'ai pas assez de temps,

Pour me perdre.


Phèdre.


Point de larme entre nous,

Ma soeur,

Entre gens de même espèce,

C'est avant tout,

Un travail sur nous même qu'il faut choisir, 

Car longue,

La voie du Seigneur,

Quel qu'il soit,

Tant qu'il est de bons préceptes,

Pour nous,

Pauvres Hommes.


Je ne suis pas un monstre,

Et toi non plus,

Pour ça que je t'aime bien,

Tout petit petit papillon 

Que tu es,

Malgré tout,

Devenu.


Et que trépasse la goguenardise!


Le 4 Novembre 2025



Amarre




Il est tard,

Je profite,

Encore,

Un peu,

De ses sourires radieux,

De la joie d'être deux.


Demain je sais,

Qu'il me faudra,

Avec beaucoup de regrets,

Peut être,

L'oubliée.


Son cœur m'est étranger,

Et j'ai pris froid,

Je crois,

De lui avoir livré le mien.


Etre juste

Le compère,

Elle,

La comparse,

A mes yeux,

D'une farce,

D'amitié.


Il en existe de toutes sortes,

Des amitiés,

Mais je ne vivrais pas,

Dans l'ombre,

A me morfondre 

De t'aimer.


Il est temps de partir,

A bord de mon petit navire,

Avant que mon cœur ne chavire,

Sur un grain de sable,

D'une profonde amertume.


Déçu,

Un peu,

Mais ce n'est pas le bon mot,

Désillusion, 

C'est mieux,

Ça s'écrit au crayon à papier,

Dans un recoin de son cerveau,

Un coup d'chiffon,

Un peu d'eau,

On s'en remet,

Parce qu'un peu trahit par sa naïveté,

Donc forcément,

Un peu responsable aussi.


Ce soir,

Il se fait tard,

Le regard fuyant la côte,

Et au loin,

Les sillons lumineux

De cette terre en friche,

Avec malgré tout,

Quelques légumineuses

Au bon goût.


Un grand soleil,

Accablant,

Se couchant,

Toujours, 

Autant,

Caniculaire,

Rouge flamboyant,

Feu,

Incendiaire.


Qu'ai je retenue,

Petit parvenu,

De cette histoire?


Que j'ai peur de m'y brûler les ailes!


Que serait il advenu ?


Nul ne le sait,

La vie est parfois surprenante.

 

J'ai cru,


A ces croyances insulaires,

Trompeuses,

Où l'on sent naître,

En soi,

Le plaidoyer,

D'un long et doux baiser.


Je rêvais, 

Et l'idée même,

D'être aimer,

Me caressait l'esprit.


Un imbécile,

Certes,

Mais heureux.


Un grand coeur,

En chute,

En déperdition,

Retenu in extremis dans les mailles

De ses filets.


Il s'est cru sauvé,

Pauvre de lui.

Balloté,

Chahuté en tout sens, 

Par ses vues de l'esprit,

Et de déchirants,

Malentendus.


Comme ce matin là,

Où sous une fine pluie, 

Triste mine de l'été,

J'étais planté là.


Ce matin là,

Elle n'est pas venue,

Je m'y attendais,

C'était écrit dans l'air,

Dans l'univers,

Et dans mon corps perdu,

Dehors,

Sous ce vent frisquet.


C'est que le bonhomme fatigue,

La poitrine blessée,

Pas celle de son coeur,

Enfin,

Un peu aussi,

Si,

Tout de même,

C'est l'été,

Il a besoin de repos.


Rappelle toi,

De ces mois en lutte,

De ces nuits sans sommeil,

Et de ces journées sans pareilles,

A se mouvoir aux limites du possible, 

Parfois même au delà 

Du visible.


J'ai vécu du bonheur,

Beaucoup,

De très jolies fleurs.


Et puis,

Quelques pleurs,

Contenus, 

Étouffer de l'intérieur,

A s'en noyer,

Enchevêtré  dans les chaînes 

D'un mauvais sortilège.



Mais un jour plus beau qu'un autre,

Mon courage entre les mains,

Je tenais la parole,

La clé de cette étouffante emprise.

Clé de vérité,

De délivrance,

Une sagesse de l'esprit,

Elle parvint à briser cette prison de verre,

Inspirant,

Enfin,

Le grand air.


Mon coeur battait fort des ailes,

Oui,

Mais je restais prudent,

Euphorique,

Mais,

Conscient,

De la nature de cette ivresse,

Et des tourments qu'ils m'ont causé.


Elle n'était pas indifférente,

Et il y avait là,

Un autre état d'âme à accomplir.


Nous étions deux,

Et le temps nous pressait,

Encore,

Toujours,

A prendre la fuite.


Il y avait là,

Trop d'énergie.

Et mon corps ne se souciait que de partir

Le coeur léger.


Je l'aurais bien emmener,

Sur les océans et les mers,

Ma bien jolie geôlière,

Mais,

Nous nous sommes séparés.


Le 14 octobre 2025





Accroc



Dans l'élégant chaos,

De mon cerveau d'acrobate,

Un soir de trop, 

Mon esprit errant,

Sans filet,

Sans chapiteau,

Trébuchant de là-haut,

De tout en haut.


Je me ramasse,

La poitrine haletante, 

Infortunément,

A mon chevet,

Seul,

Le regard en déperdition,

Agard,

Dans la lumière douce,

D'un vieux boujoire en laiton. 


Flamme sensible aux variations de l'air,

Veuillez vous abstenir,

Car au bord de votre embrasement,

Un vent cauchemardesque se mêle à l'idylle,

Et vous livre au fond des océans,

Incrédule,

Face contre terre.


Incapable de saisir ma chance,

Encore eut il fallu 

Qu'il y en est une,

Trop respectueux,

Trop nul.


Et pourtant,

Quelle aventure !


Nous marchions pas à pas

Sur les nuages de ce destin, 

Léger,

Comme deux ailes,

Nos deux êtres

Main dans la main,

A gravir des étages,

A se nourrir de mirages.


Je chute, 

Je le savais,

Mais qu'est ce que c'est brutale.


C'est ma vie,

Des jolies courbes,

Des hauts et des bas,

Je ne m'en lasserai pas.


Évidemment ça m'attriste, 

Sentiment égoïste 

Il n'y a rien d'étonnant 

Sinon de se croire 

Attachant.


Des lendemains heureux,

Vous dirai-je,

Allez!


Serait ce ainsi,

Que cette sympathique histoire 

S'arrête ?


Un vendredi,

Le treize,

Un lendemain de pleine lune,

Avec de jolies fleurs du poète,

Comme pour souligner,

Le fait absolu,

D'une magie puissante,

Source d'un terrifiant 

Eblouissement.


Sans doute,

Aucun,

Sinon le sien,

Par la grâce,

Achever,

Face à l'évidence,

A me soumettre,

A cette croyance inébranlable :

Je ne suis pas seul,

Et à priori

Vous non plus,

Si ça peut vous rassurer.


Et pourtant,

Cela n'y change rien.


Être de faiblesse,

Être faillible,

Je commence à regretter,

De ne pas avoir su l'embrasser.


Un incapable,

Au courage titanique,

Ma peur tétanique,

Mes émotions en fuite,

Vestige d'une étrange jeunesse, 

Je perds peu à peu,

L'heureuse horizon,

De ce délicat baiser,

Une caresse,

Amicale,

Amoureuse.


Le 14 juillet 2025





Amie




Un jour je vis,

Nos cœurs de l'intérieur. 


Ce court instant,

Où,

Sans abri,

Je compris,

Je pris peur,

Petite fleur,

Impatient.


Des sourires,

Des petits bonheurs,

J'ère à l'infini

En vagabondage de l'esprit,

Des rêves qui fleurissent

Comme des belles de nuit.


Par la grâce de ces quelques instants partagés.

Ciel ! Que m'as tu fait?

D'où me vient cet agréable sentiment ?

Ce n'est pas raisonnable,

Bien qu'il me plaît de l'être.

Mais par quelle faiblesse as tu planté dans ma poitrine cette flèche ?


[Une proie facile,

Il n'y a pas de honte à se dévoiler

La vérité,

Même un chien a besoin d'affection 

Ne te ment point] Cupidon


C'est vrai,

Elle s'est éloignée, 

J'ai résisté et continué de l'aimer,

Des bisous et rien

Une fin en soi. 

Alors j'ai appris

A me clotûrer l'esprit,

Agard,

Ne plus y croire,

Vaincu,

Égaré et perdu

Nous nous sommes allés

Parmi ronces et rosiers,

Souvenirs des belles années,

Des souvenirs 

Aujourd'hui contenus.


D'une belle histoire,

Au sentiment d'un palais vide,

Sans le toi,

Ni deux lunes,

Ni hôte,

Sans convive,

Il y fait un peu froid,

Quand même.


A la sortie de l'hiver,

Avec les premières lueurs chaudes

Des rayons du soleil,

Lorsque les perces-neiges fleurissent, 

Le long des torrents et ruisseaux, 

Prémices du renouveau,

Je rencontre une amie.


Je l'aurais bien mise dans mon lit

Comme un animal 

Dans le déni et le mépris.


Un mâle avant d'être un homme,

Mais un Homme avant tout,

Je dirais même,

Un gentleman.


Je plaisante,


Nous avons discuté,

Comme des êtres dotés d'intelligence et de retenue.

Plus elle me parlait,

Plus ces petits yeux scintillés.

On aurait dit une souris blanche

Sous un hamas de planches, de débris et de soucis.

Elle avait bien des misères, 

On aurait dit un mauvais sort

Un déplorable sortilège. 

 

Je lui propose un peu d'aide,

Je l'aime bien.


Et nos chemins se recroisèrent

Avec toujours plus de magie. 

Comment ne pouvait elle  pas me plaire?


Un jour

Où nous brisions

Un à un

Les maillons d'une chaîne d'adversité,

La course des vents se déchainait.

Les champs,

Les toiles déjantés,

Tes longs cheveux chahutés,

Dessous ce ciel en dégradé de grisaille et d'éclats de soleil,

Je m'y plais.


A l'arrière de ce plan,

Les monts enneigés,

Imperturbables,

T'observent,

Comme ils l'ont toujours fait,

Rendre fertile 

La terre.

Te revoir dans ces près, 

Ils jubilent !


Dans cette ébullition atmosphérique

Où se purge la tristesse 

Des âmes nuageuses

Un demi arc en ciel,

Illumine la scène.

C'est la mélodie de tes jolies sourires,

Qui font chavirer nos chaloupes,

 Des bouteilles à la mer.


Sept couleurs,

Insaisissables,

Comme le trésor de ton cœur, 

Je me contente,

Et contemple,

La douce lumière apaisante,

L'aube renaissante.

Parfum délicat,

Un Lila,

En rosée printanière, 

Où j'ai le privilège d'assister

Modestement à tes côtés,

A la recherche d'une ombre

Pour parfois m'effacer, 

Tant j'ai plaisir à te regarder,

Tant les sentiers arpentés

Paraissent étroits 

Jonchés d'embûches et de pièges.

Dans cet affrontement,

Que tu mènes avec légèreté,

Tu portes à merveille

L'étendard de la résurrection.


Éloge de vaillance et du bonheur,

C'est une histoire à la gloire de l'écriture,

Un juste milieu

De mon jardin des secrets.


Le 25 Avril 2025



Goutal

Des sept il n'en reste qu'un,

Reste, 

Juste assez, 

Une tombe sans défunt 

Un petit monticule,

Trois fois rien.

[Viens, je suis là.]

Tu n'y ai pas,

Loin, au delà même de nos besoins,

Je suis dans le faux, 

De mon odyssée chimérique.


Pauvre terrien que nous sommes, 

Que nous sommes pauvres d'esprit. 


Janvier 2025


Gorgô



Dans un petit verre de cristal,

Le Cri, 

Des orques, des phoques et des Blobfishs.

C'est la mare aux canards,

L'abreuvoir des connards,

L'assommoir, 

Où les armes des meurtriers se marrent,

Là,

La paix se drape 

Du sang et des larmes de ses fidèles.


Des becs fourchus, longs

Une trainée qui vous déchire le ciel

Et vous sème la mort. 

Des mondes décousus

Des démons vous tirent dessus. 

C'est la bouillabaisse putride

D'un bassin vide de sens,

Où le mal,

Acteur de la peste,

Puanteur de la haine et du souffre de sa poudre,

Tortille son corps serpentueux,

D'actes et de pensées mortifères.


Des hommes, des femmes, des enfants,

Ces petits poissons frétillent,

Des bouches à l'air libre.

 

Alors comme ça,

La guerre, un moindre mal ?


Des idiots,

Des cancrelats, des charlatans,

Des assassins au plus profond de leur chair,

Nul croyance, 

Nul croix, nul croissant de lune

Pour les meurtriers,

Point de paix à leur âme.


Et s'ils miment d'ignorer la douleur de la repentance

Où s'ils s'abreuvent du sang de leur propre décadence

Nul doute que le seigneur saura les châtier

A sa juste mesure.


Dans ce Da'wa,

Des évangélistes, 

Prosélytistes de tous bords,

De toutes les fois.


Oh mon dieu,

Craignez le pire,

Nous éteindre

Dans un long soupir.


Mon monde en sursis,

Des soucis à venir,

Trop conscient,

Juste,

Il ne faut pas vieillir.


Des sorts,

Des ruses, 

Des brèves, 

Je me berce d'illusion.


Quand mon heure viendra

J'irai comme tout le monde 

C'est ainsi que l'histoire commence


Douces cordes,

Petit joueur de lyre,

Conte nous, 

Une poésie cosmique

Bachelardesque. 


Le   29 octobre 2024


Hope


Un jour radieux, 

Des restes de l'univers,

Miettes et poussière,

Feu.


Hectemores,

Vil écrivain de l'ajournement,

Tu avais disparu,

L'horloger ne t'a pas attendu, 

Leur monde s'effondre  

Ils ne cessent de se morfondre,

Et tu les laisses à la barre.


Adjurer de dire la vérité et uniquement le vrai !

Sans équivoque, mime ou numéro de ventriloque. 


Vous êtes de piètres marins,

Des nigauds, des gredins, des vauriens,

Encore que, 

Vous vivez de nos deniers publics,

 Et vous nous menez sans le savoir dans les abymes d'un effroyable gouffre. 


Réveillez vous, 

L'Inconnu dans sa tombe,

Sans retourne et se détourne de votre méprisable histoire.


Jetez les au bouillon,

Car ils nous ont pillé,

Pas par prédation,

Non c'est donnée trop importance à de piètres gens, 

Et non, parce qu'ils ne sont pas d'une grande intelligence.

C'est un peu ça, 

Le revers des grands Hommes.

Ils produisent des manches.

Et des estropiés de la pensée.


Saccage, vous dis je !


Condamnez les, 

Mesdames, messieurs les jurés,

Ils sont responsables d'être des irresponsables de nos deniers publics.


S'il ne tenait qu'à moi,

De prendre telle décision,

J'inscrirai leur nom à la conciergerie. 

[ Dis-je avec une certaine retenue]


Allons, allons 

Monsieur le procureur,

Vous l'avez dit vous même,

Ils sont irresponsables, 

Certes,

Et les drames, les déceptions, les périls de leurs décisions 

Ont mis le pays à feu et à sang.


Ecoutez la foule, 

Ils ne les jetteraient pas à l'échafaud,

Mais dans le lisier des porcs !


Allons Mores, 

Reprenez votre récit,

Ecourtons cet intermède

Il y a là une inextricable tension . . .


Un peu plus tard, 

Avec quelques mois de retard, 

Revenu à son mouton,

Le petit patapon, 

Il tourne en rond  un très grand bâton,

Dans un chaudron de cuivre,

Ca sent bon. 

 

Alors il reprit goût 

Aux mots et à la ligne,

Plongeant le bouchon

Avec parcimonie.

  

Un deux trois textes,

Il n'a plus de faim,

Plus d'appétit.


C'est le désert moraliste ;


Mores,

Tu n'écris plus de l'être,

Je ne te reconnais plus,

Et de ce mélodrame décousu,

Des coups,

Sans dessus,

Sans dessous.


Un filet,

De mailles en failles béantes,  

S'éventent les entrailles 

De la Bête immonde,

De bile et de nausées, 

Une surface à vomir. 


Notre monde divague,

Nous ballote,

De vague en vague,

Why not.


Un peu d'anglais,

Dans ce chaos,

Suspendu à ma corde, 

Je joue des pieds,

Impossible de publier.


Mais, 

Qu'as tu fais de ta rigueur ?

Horloger de la fatalité, 

L'Office tu dois mener,

Tu portes le fardeau d'une inattendue intégrité,

Souhait d'une volontaire exigence,

Pour que ce monde ne tombe pas 

Entre les mains des malins et du trépas.

    

En Mores,

Hectemores,

Oh Général !


Soit victuaille,

De l'incurie de la conscience.


Voix,

Que tu aboies,

Malgré toutes mes simagrées, 

Je n'ai rien,

A vous donner de plus,

Qu'un doute,

Dans une petite goutte, 

De poésie unique, 

Une écriture hérétique, 

Dans la maison cynique, 

De la raison unique.

Monde d'intransigeance, 

Totalitaire,

En déroute.


Etre l'orgue

Quand l'ogre du temps,

Nous dévore sans coup frémir.


le 22 mai 2024





Camènes


Un cri dans l'oubli, 

Clin d'œil en fuite, 

Accourant,

Nu pied, 

Peu Vêtue,

Nulle pensée,

Des sentiments fragmentées,

Débris de vers,

Triste, 

Et si peu avisé.


Garde,

Dans tes yeux, 

Nous deux, 

Brièvement heureux.


Pensée bleue,

Ciel clair de lune et de miel,

Je butine le temps 

D'un jeu ou deux,

Belle amourette,

J'craque, 

Blague,

Quelques allumettes.


Dans tes yeux malicieux,

Je te regarde me compromettre, 

Jolie comète, 

Halley.

  

Où dans mon quotidien tristounet, 

Tu t'es mise à briller.


Au loin, 

Lâchement, 

Je m'en suis 

Allé.


Rêve d'illusion, 

Ce siècle

Des poètes

En exclusion. 


Et tu pleures, 

Sœur de désespoir,

Au petit cœur triste

En pluie, 

Dans tes genoux

Serrés comme des cailloux

Sans lueur,

Si seule,

Dans tes longs cheveux de pourpres.


Il fait nuit, 

Minuit, 

Un autre jour.


Cesse,

Ces caresses, 

Il est parti, 

A quai,

Te laisse, 

En proie,

A la détresse,

Dans ce monde gigantesque, 

Où un grand froid,

Me traverse.


Aout / Décembre 2023


Poya


Le temps m'emporte,

Tel une feuille morte 

Dans le vent d'antan

L'autan frappe à la porte.


Frère de cœur,

Frère de sang,

Bon an, mal an.


Un cieur 

Des cireurs

Un seigneur,

Moyen âge médiéval.


Étroitesse d'esprit,

En corps

Parti pris.


Qui l'eût cru ?

L'élu,

Le Lustucru des placards creux,

Sans sauce,

Un goût

D'eau de mer.


Le perceval du saint Graal,

Un flop,

Dans un clapotis de vagues.


Les autocrates,

Plus le temps passe,

Moins de rues et de places

A leur nom.


Le temps long,

Bien sûr,

Je ne le verrai point.


Il y a celles et ceux,

Que la vie ronge comme un os.

Et celles et ceux,

Qui la sublime

Comme un abîme sans fond.


Le 9/08/2023



















Ortance



Des Hommes s'affrontent, se mutilent et s'entretuent. 

Serions nous redevenus, 

Les soldats inconnus,

D'une bête ?


Mais,

Des Hommes sur le front

Se rencontrent, échangent, se saluent. 

Leurs armes,

Face contre terre,

Non pas d'opinions,

Sinon celles de leur maître.

Et ces Hommes fatigués par la guerre, 

Au nom des intérêts indiscutables 

Et des projets inavouables

Des riches de ce monde,

Se donnent un éclair de répit,

Au mépris des injonctions d'une lointaine hiérarchie.


Dans les déchirures d'une ville en ruine,

Abrités de l'incessante pluie, 

Des Hommes en armes,

De tous bords,

Alimentent le brasier rouge,

Nourris de cet idéal commun.


Ils patientent.

 

Certains ont le visage fermé,

Tristes pour la vie,  

D'autres rigoles un peu, 

Se partagent une cigarette. 


Des conscris et des volontaires,

Pour l'amour de sa famille, 

Pour venger ses disparus, 

Parfois juste,

De la haine dans les veines.


Pas tant, 

Pour la patrie.


Mais aujourd'hui, 

Ils n'ont pas le cœur à la guerre.


Dans cette grisaille conflictuelle,

Au milieu d'une niche,

Où s'échappent les cris d'une bête admirable,  

Un petit être,

Tout nouveau,

Va naître.


Et elle,

Car elle s'appellera

Ortance,

Sera notre Avenir. 


Mars 2023






 

 

 

 

Caligo



Ces intrus,

Ces malotrus, 

Si mal venus,

Ont vu,

Et pris, 

Quelques sentiments,

Dans notre bien heureuse demeure.


Mais rien d'importance, 

Car il est vain,

De chercher la vanité,

Entre ces murs. 


La gravité de l'affaire 

Est plus vaste, 

Plus grande, 

C'est un ensemble,

Une globalité, 

Un tout.


En un quart de minutes,

La paume d'une main invisible, 

A troubler l'eau,

De ma modeste vie.


La clairvoyance et le reproche

Du croyant.


A ne point écrire,

Ne point se lire,

Des mois durant,

Des lunes tournoyantes,

Les mots de cette Inconnue connaissance,

Je nous prive de ce lien,

Que certains,

Certaines,

Appelleront ;

" Un non sens".


Monde sauvage, 

Naturel, 

Criminel.


Sur les cordes de l'âme humaine,

Se joue la partition de nous même.


Coeur cru, 

De sang et de pierre.


Le présage était,

N'était point juste,

Une coïncidence.


La rage et la foudre des dieux, 

Cet Autre, 

Sa poudre,

Ses paroles, 

Son apparat, 

Notre monde se décompose, 

Change, 

Nous dérange,  

Surprenant, 

Il nous plonge 

Dans le tourment, 

Poussière 

Et décadence.


Equinoxe d'automne, 

Un lit de feuilles mortes,

De sécheresse.

 

Notre cœur infernal craque le sol tellurique 

De griffes et de gouffres,

Sentez,

Oh pêcheur, 

Le souffle vengeur, 

Du feu dangereux,

De la forge du boiteux.


Nos petits pas naifs et imprudents fourmillent.


Dans le creux de la grotte d'une main, 

La souffrance des dénivelés de l'effort, 

Tisse les veines,

Lianes de nos liens,

Entre nos mondes inconscients.

    

Mais,

Peut-être,

L'âge me salit.


Et, 

Ces derniers temps, 

L'œil maudit du sanctuaire de la lie de nos vies,

S'immisce,

Malin,

Sans coup férir,

Dans nos côtes obscures,

Et nos quotidiennes pensées.


Dans la forêt de ma folie littéraire,

Où l'obscurantisme et la joie d'être s'entremêlent,

Ce baveux haineux,

De pensées cruelles et abjectes,

Me cherche.


Oh, 

Petit chaperon rouge.


J'aime la vie, 


Et, 

Sentir, 

Ressentir, 

Les doux parfums exquis 

Des fins plaisirs, 

C'est croire,

En la présence d'Esprit.


Etre insondable,

Malgré toute chose vaine,

Et les eaux tumultueuses environnantes,

Je te chéris,

Phare lumineux,  

De ma frêle esquif.

 

De grâce,

Un peu d'audace, 

La douce mélodie palpitante d'un cœur amoureux.


Mais la cruauté de notre monde, 

Et ce cri,

La terreur,

La guerre ?


Esprits tortueux,

Existences sinueuses,

L'Homme se tue,

Il s'empoisonne.


De grâce,

Vivre de ce monde 

Où agir pour notre monde,

Juste son petit monde précieux.

Du 1/10 au 6/01/2023

  

   



Oder

Ode,

Morne rose,

Le ballet vert, 

La grande allée,

Ma ritournelle enchantée.


A ta naissance, 

Fidlův kopec,

Na zdravie.


Notre terre tremble,

Et craque sous la chaleur d'une atmosphère pesante,

Notre terre, 

Est malheureuse de porter 

D'incessantes guerres.


Des hommes,

Des femmes,

De jeunes gens,

Des innocents,

S'écroulent

Coulent du même sang

Devant l'entrée,

Qui n'en est pas une.


Mores

Oh grand Général de la pensée,

La mienne, la seule, l'unique ; 

"Car il n'y a rien qui ne soit entièrement en notre pouvoir,

sinon nos pensées" disait René.

Nos frontières sont imaginaires,

Un jour, 

Un lendemain, 

Elles se fragmentent,

Dépérissent en miette,

Ou s'édifient en mur de pierre,

Parfois,

Gigantesque.

 

Mais,

Même dans l'ombre d'une tour immense,

D'une geôle étroite,

Ou au plus profond d'un océan ténébreux, 

Luit, 

De la Lune, 

A l'Etoile de lumière,

Le spectre de la pensée, 

Tel un vaste chemin où nous aimons

Nous y égaré. 


Papillon de nuit, 

Ephémère comme la pluie

Papillon d'un jour, 

Oiseau de paradis.


Oder,

Fleuve d'Europe,

Ces derniers jours, 

J'ai appris,

Oh grande tristesse,

Les raisons de ta venue 

A mon chevet, 

A mes pensées.


Oder,

Tu le sais,

J'ai peur de ta colère,

Comme de ta beauté,

Blonde,

Elancée.

Ne nous entraine pas,

Dans l'épopée héroïque de nos pierres tombales municipales,

Oder, 

Mon cher frère,

Ne nous entraine pas, 

Dans un nuage de cendres et de poussière.


Du 05 mai au 01 octobre 2022

Calcarelle




Il entre dans le ravin,

Avec le ventre plein.

Les yeux dans l'ombre, 

A l'abri de la lumière,

Puis sombre,

Plus sombre, 

Plus sombre encore.


"Bing, bing"


Au centre de la Terre,

Il frappe la porte,

Des enfers.


[ Mais,

Mon ami,

Que fais tu là ?


La peur du vertige ?]


"Non" Est-il répondu. 


[ Alors casse toi! ]


De roche en pierre,

Du grand puit,

Au creux de ce cratère,

Il se hisse jusqu'aux cieux.


Béat, 

Heureux,

L'index sur le pallier ; 


"Dring dring "


[Fils, 

Tu t'es perdu ?]


"Non" lui est-il répondu.


["Va, va,

Retourne plus bas, 

Vas voir si j'y suis,

Vas-y. "]


De retour au bercail,

Dans le bruyant poulailler,

De ma France bien aimée,

Je m'abrutis l'esprit avec le monde illusionné d'une série médiocre,

Clairsemant les heures de quelques actualités,

La réalité de notre monde,

Tout aussi médiocre.

  

Il n'y a pas que l'hiver dans la vie,

Allons, 

Il faut peindre en couleurs,

Pour voir des arc en ciel.  

 Le 1 avril 2022

Organik




Un jour,

On crève.

De vieillesse,

De maladie,

D'un accident,

Parfois même,

De la bêtise humaine.


Quand je pêche,

Notre temps s'arrête.

La rivière coule,

Deux tourterelles roucoulent,

Le grand busard tournoie dans le ciel à la recherche d'une proie,

Mon flotteur montre les signes d'une présence aquatique.


Moi le peuple,

Organique comme le Krill

En apesanteur marine,

L'Odyssée de l'être, 

La mort à vos trousses.


Né dans la guerre,

J'ai grandit dans la paix,

Pas convaincu d'y mourir.


La Guerre,

Ce virus qui vous prive de liberté.

Pourquoi faire?


La Paix,

Des sols lessivés

De tristesse et de pleurs,

Des ruisseaux et des torrents, 

De la rivière à l'océan,

Où elle se perd. 


Malédiction des Hommes,

Nous sommes,

Notre pire ennemi. 


Le 06/02/2022


 

Mystères d'Eleusis

Il n'en fit rien


Le 01/01/2022