Cunctator

Oh Valérien!

Appelle à toi,

Ces bonnes âmes perdus,

En manque de repère,

Se plume en galère,

Marqué par le fer,

Ruiné,

Ne sachant plus que faire.


Et aujourd'hui tu bascules,

Sans le sous, 

Sans surprise,

Accroché à ta demi lune,

Comme un paresseux,

Dans la canopée d'une forêt tropicale.


Dans son milieu,

Sans frontière,

Libre et irrévérencieux,

Il fulmine une indicible colère.


L'horizon trouble d'un puissant brasier,

Il nourrit la bête assoiffée de sang,

Ce monde est une chimère en putréfaction.

Mais rien ne l'arrête,

Ni les coups sur le corps,

Ni les blessures involontaires de ses partenaires,

Encore moins la tourmente des laissés pour compte,

Jalousie, mépris, la méchanceté se plaît dans ce monde absurde.

Mais, 

Il a appris,

A vaincre la haine,

A graver son nom dans la pierre,

A se tuer l'esprit,

Pour n'être qu'un.


Au loin,

Des étoilés me regardent avec leurs longues jumelles,

Raides,

Comme des piquets,

Ils ne s'agacent point,

Ne montrent aucun signe,

Sinon celui,

De m'épier.


Leurs bottes luisantes,

Cirés,

Ils sont aux aguets.


D'autres,

Sur les pontons des navires de guerre,

Observent,

Sans la moindre émotion.


Un destin qui vous rattrape,

Vous sollicite, 

La trappe icarienne,

Conspirationniste,

Pourpre,

Se drape, 

Confutatis

Soliste sans talent,

De mes Quatre saisons,

Vivement le printemps.


Un pouvoir vacant,

Mal élu, 

Alors,

Emparez vous de lui,

Sans retenue.


Pronunciamento! 


De ma lame fine et tranchante,

Dans les cris du souvenirs,

J'écris les débris 

De notre avenir.


Le 7 mars 2026