Fatum

Dans l'impasse,

Ce bras délicat vous enlace,

Comme un vil serpent,

[De grâce, 

Gentilhomme,

Laissez moi vous corrompre,

De mes demi-vérités,

Mes demi-mensonges,

Comme des compliments 

Qui vous glace,

Sous un grand beau temps,

Une chaleur intense.

 

Par dieu, 

Je lui claque les dents,

Mon amour n'est qu'une ombre,

Un ramassis de cendre,

Une voilure insaisissable, 

Emportée par les vents.


Cet an, 

Où le mal s'est invité à ma fenêtre, 

Quelques croche-pieds, 

Crachats et truanderies.


Pas moins qu'avant, 

Juste une vague impression 

Comme la dague,

Que l'on essuie

De son propre sang, 

Au milieu des restes éparses,

D'un insecte volant.


Hydre d'une alliance hideuse,

J'ai perçu, 

Entraperçu, 

L'indélicatesse de cet assommoir, 

Et le creux de l'intelligence.


Assez! 

Que l'on me pardonne ma cruauté,

Je suis bête en mon âme, 

Mais je ne bêle pas comme une chèvre.

Mes années ont laissé assez de traces,

Pour convenir qu'il s'agit bien d'un loup,

Et j'ai faim.


Croyez vous, 

A un loup solitaire ?

Dans sa tanière, 

Au milieu de ses compères,

Se complaisent à concocter,

De subtils cocktails,

Fortement alcoolisés. 


Oui c'est vrai, 

L'adversité s'est dressée contre moi, 

Quelques pichenettes de cet embarrassant opportuniste,

Ce malotru,

Plein de malice,

M'a fait perdre du temps, 

Agitant mes nuits blanches,

 Du calice de mes déséquilibres.


Et que dire de la belle ? 


Abandonnée à son triste sort, 

Saura t elle se donner les moyens,

De ne plus être à la peine?

Ou groupie d'un jour,

Groupie pour toujours,

Ah que Johnny.


En cours d écriture


  Le 28 mai 2026